On dit souvent qu’une présence ‘absente’ sur internet est plus grave qu’une véritable absence. Le choix s’offre donc à moi d’effacer ce blogue qui pourrait nuire à mon image. Cependant, je le reprendrai peut-être un jour, il va donc pour l’instant rester en ligne. Un nouvel emploi dans le domaine des communications et ma maitrise en communication à l’UQAM me prennent beaucoup de temps. Mes recherches pour mon mémoire avancent, celui-ci portera sur l’utilisation des réseaux sociaux par les organismes à but non lucratif. En attendant, je vous dis à plus tard… on l’espère!

Non mais vraiment…

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Je pense qu’il y a des millions de bonnes raisons pour aller manifester mais contre la nouvelle version de Facebook ? Certains ont vraiment du temps à perdre.

Via Techcrunch.

Tout dépend toujours de la façon dont les nouvelles idées sont exécutées. De bonnes idées se révèlent parfois hasardeuses dans leurs applications.

Voici Adictiz, le premier univers social dédié aux marques. Je dois avouer que je ne suis pas emballée du tout. L’idée est intéressante, créer une communauté où les marques pourront avoir un accès directement aux pensées de leurs clients. Un peu comme Twitter et sa fonction search sans les 140 caractères et surtout avec une plus grande précision sur ce qui est dit. On pourrait penser que c’est le rêve de tout marketer qui vient de se réaliser. Et c’est là où se trouve le problème.

Dans une ère où les consommateurs souhaitent du service personnalisé et surtout se faire entendre, le site semble malheureusement prendre le point de vue de l’entreprise et non pas de celui qui distribue son argent aux meilleurs offrants. L’objectif ne semble pas de permettre aux utilisateurs de partager leurs expériences avec les marques mais de permettre aux marques d’être plus présentes dans la vie des utilisateurs. Adictiz semble relevé d’une stratégie ‘push’ avec une image de ‘pull’.

Mais voulons-nous VRAIMENT que les marques soient plus présentes dans nos vies? La pub à la télévision, dans le métro, dans la rue, à la radio, sur internet, dans nos boites aux lettres, nos magazines, nos journaux. Les marques sont bien assez présentes. Les marques sont OMNIPRÉSENTES. Je vois de la publicité toute la journée, ai-je vraiment envie d’en voir encore plus dans mes moments de loisirs?

J’ai pris le temps de lire ce qui concernait les données confidentielles des utilisateurs :

Ces informations peuvent être utilisées pour optimiser le fonctionnement et améliorer la qualité de notre site et l’efficacité de nos campagnes marketing ou publicitaires.

Ce qu’il risque d’arriver dans le futur (je me trompe peut-être, j’espère sincèrement pour eux) : le site sera utilisé par des entreprises ou des agences de MKG ou RP se pensant originales et surfant sur la vague des médias sociaux. Une grande majorité des utilisateurs seront présents pour gagner des produits, seulement pour gagner des produits, et la marque en elle-même ne les intéressera pas du tout.

Le site est donc un site social dédié à l’univers des marques. Mais si nous voulons en apprendre plus sur une marque, nous allons sur le site internet de la marque elle-même. Si une entreprise réalise un concours, elle attendra que le ROI ait un impact sur son propre site, pas celui d’une autre compagnie. Et créer des concours à la pelle, est-ce vraiment un système qui permet d’améliorer son image de marque? À court terme peut-être, mais les clients n’attendent pas de recevoir des produits gratuitement, les clients s’attendent à payer pour un produit de qualité. D’ailleurs, il est intéressant de voir le processus dans lequel la remise des prix va peut-être se dérouler. En effet, pour les gagnants, le IPOD ou la chaise IKEA n’aura pas été remise par Apple ou Ikea mais par Adictiz. Quand ils en parleront à leurs amis, ils leur diront de s’inscrire sur Adictiz, pas sur le site d’Ikea ni sur le site d’Apple.

Pour les entreprises, ce site là n’aura donc peu ou pas réellement d’intérêt à long terme. Mais comme je le dis souvent, ce n’est que mon opinion…

Voici mon dernier achat ! Vous pouvez prévisualiser les 15 premières pages du livre ici et l’acheter sur le même site.

C’est pour une bonne cause, n’hésitez pas :)

Deux jours, c’est long sur internet. La poussière retombe très très vite. Mais je voulais quand même écrire sur l’entrée de Techcrunch concernant le téléchargement de musique. Étant donné que j’ai décidé que mon blog serait en français (et donc limitait le nombre de potentiels lecteurs, mais ça c’est un autre sujet), voici donc le lien sur le techcrunch français de l’entrée dont je fais référence.

Et là je dis non, non, non et encore non. Il y a peu de choses (vraiment?) qui me mettent hors de moi mais ce genre de discours m’énerve. Oui, les maisons de disques doivent repenser leurs façon de faire. Oui les WB et compagnies doivent revoir leurs systèmes d’accès aux copyrights de séries télévisées, films etc. Je suis la première à le dire que le système doit changer car un fossé s’est creusé entre majors et utilisateurs. Par contre, il y a toute une différence entre prôner la gratuité (qui est impensable) et la mise en place d’un nouvel ordre économique et technologique pour les produits culturels.

Si vous voulez que les gens payent pour votre produit, vous devez mettre en place une plus-value à l’achat. Aujourd’hui, un produit seul, surtout facilement accessible par des moyens peu recommandables (petit salut courtois à mes amis français) ne représente plus un incitatif à l’achat. Cela va donc juste pousser les artistes à développer leurs méninges pour offrir des packaging et autres plus intéressants.

Comparer la musique en streaming avec la musique à télécharger est mal venu. Du streaming est mis en place pour promouvoir un artiste, rendre une visite plus agréable sur un site (pas sûr que ça fonctionne par contre), etc et bien qu’il existe des outils pour ripper (excusez l’abus de termes anglophones) peu de gens savent le faire. Une musique disponible à télécharger est une musique qui change de propriétaire et passe entre les mains de quelqu’un qui pourra la partager encore et encore. Certes avant, les gens copiaient des cassettes ou enregistraient des films à la télévision, mais c’est hypocrite de comparer ces deux actions qui n’avaient pas en termes financiers un impact aussi grand que le téléchargement a eu sur les revenus des artistes.

Mais si vous avez découvert la musique durant la dernière décennie, si vous avez à peine 20 ans, comment pouvez vous penser qu’écouter gratuitement de la musique sur Internet est un crime? Pour cette jeune génération la notion de vol de musique ne veut pas dire grand-chose.

Je pense qu’il faut arrêter de prendre la ‘jeune génération’ pour une bande d’incapables qui ne font plus la différence entre le bien et le mal. Ou d’essayer par le fait même de les excuser. Un jeune qui vole dans un magasin, bien qu’il soit ‘jeune’ et soi-disant désensibilisé au monde qui l’entoure le sait que c’est mal. Un jeune qui télécharge le sait que c’est mal. Un jeune qui télécharge sur internet le sait qu’il vole. Alors pourquoi vole-t-il? Parce que personne ne lui donne envie d’acheter. Pourquoi? Car aujourd’hui, quand tu achètes un album de musique ou un dvd c’est pour avoir une pièce de ‘collection’ dans ta bibliothèque. Le contenu n’est plus une valeur assez sûre et c’est le contenant qui motive à l’achat ou non de quelque chose. Maintenant de plus en plus de Dvds et de CDs sont crées de façon assez spectaculaire mais ça n’est pas la majorité. Et si l’on regarde les Dvds qui se vendent le mieux, ce sont les triples dvds-extrabonus-editionspéciale-packagingexceptionnel. Oui, les consommateurs sont plus regardants sur leurs achats. Le jeune qui dépense, dépensera pour quelque chose qu’il sait qu’il écoutera ou regardera ou appréciera de voir sur sa pile de cds vierges. Pas sur un album qu’il écoutera trois fois.

D’ailleurs, le jeune est un être pauvre, qu’on se le dise. Pauvre peut-être pas de la façon dont il vit, mais dans la façon dont il se considère. Pourquoi, irait-il donner son argent à des chanteurs/chanteuses/réalisateurs qui vivent à Hollywood dans des maisons 35 fois plus grandes que la sienne et qui sont déjà payées alors que ses parents ont encore une hypothèque de 35 ans sur les bras. C’est là ou le problème se pose. Nous manquons tous (moi y compris) de connaissance sur le milieu financier de la musique et du cinéma et la façon dont les bénéfices sont partagés. Car on pense souvent aux artistes, mais on ne pense pas aux autres métiers qui s’impliquent dans la fabrication du produit et qui mènent une vie bien normale. C’est ce manque d’éducation qu’il faut blâmer. C’est totalement faux de penser que les gens ‘ne savent pas ce qu’ils font’. Ils le savent, tous. Ils s’agit juste de les culpabiliser et de façon intelligente. Car les affiches d’artistes mondialement connus qui pleurent au vol… ça ne fait pleurer personne.

Par contre, malgré tout ce que je viens de dire, je pense que le téléchargement est une mauvaise action. Car oui c’est du vol. Quelqu’un offre un produit et l’utiliser sans rien lui donner en retour, c’est du vol. Ce qui se passe est sans conteste la faute d’un système qui ne tient pas la route. Mais je trouve que c’est de la déresponsabilisation que d’avoir ce genre d’argument. Si VOUS décidez de télécharger illégalement, trouvez donc des arguments meilleurs que ceux qui sont présentés dans cet article. Parce que là, on est du niveau cours d’école: C’est pas ma faute! C’est lui qu’a commencé!