42 entertainment vient de diffuser un site internet qui résume l’expérience de Year Zero, un album concept de Nine inch nails (groupe crée par Trent Reznor).

Pour ceux et celles qui n’en ont pas entendu parler, un ARG est un Alternate Reality Game (Jeu en réalité alternée) mis en place sur Internet et développé également dans le monde réel afin de faire la promotion d’un produit, une série, un album en offrant aux fans une expérience de jeu particulière.

À la différence d’une simple campagne de marketing viral, un ARG est un jeu ou les protagonistes ont des objectifs, réalisent des recherches d’indices et sont les premiers acteurs d’une histoire qui leur demandera souvent de mêler leurs connaissances d’internet avec de nombreuses actions réalisées dans la vie réelle ( comme se déplacer à certains endroits pour trouver des indices, téléphoner à des numéros qu’ils auront découverts, etc). Le spectateur est donc immergé dans le concept que l’entreprise aura décidé de créer.

Les ARG sont souvent couverts par la presse car ils entrainent des mouvements de foules particuliers et intriguent ceux qui ne sont pas impliqués dans le projet mais seulement spectateurs éloignés. Les scénaristes de Lost ont mis en place un ARG spectaculaire qui impliquait des barres chocolatées spécialement conçues pour le jeu et distribuées à des places stratégiques aux Etats-Unis (!), ce projet a permis aux fans de la série de reprendre goût à celle-ci après une saison plus que décevante.

Dans le cas de Nine inch nails, l’ARG a permis de recréer le scénario de l’album, mais je ne vous donne pas plus de détails, vous en apprendrez bien plus en visitant le deuxième lien que j’ai donné au début de mon post. Juste pour information, un ARG est souvent complexe et poussé car il demande aux joueurs de s’impliquer activement et donc de façon passionnée. Les joueurs demandent donc en retour d’avoir accès à un monde recherché et complexe. De l’ARG naît la difficulté. Il n’y a qu’à voir, par exemple, le nombre de sites internet qui ont été mis en place pour le jeu. Un ARG peut donner à un concept une portée terriblement passionnante et accrochante. Un ARG peut vous permettre de connecter votre offre à un public de façon positive et inimitable.

Pour en savoir plus sur les ARG, je vous conseille de lire l’article de wikipédia, très bien documenté: http://en.wikipedia.org/wiki/Alternate_reality_game

Nous arrivons maintenant à la deuxième partie de mon post. Celle-ci concerne toujours NIN mais cette fois-ci, le lien du groupe avec le commerce électronique. Trent Reznor a quitté depuis peu sa maison de disque et à décidé de réaliser la même action que Radiohead, à savoir vendre son dernier album sur internet avant que celui-ci soit disponible en magasins. Cependant, à la différence de Radiohead, Trent Reznor a décidé de laisser le choix des formats sonores (MP3, Flac, Apple Lossless) et les prix étaient décidés et non pas au choix du consommateur. Il faut savoir que la version la moins chère correspondait à 36 chansons pour seulement 5$.

Le commerce électronique a mis en valeur deux choses: Les prix étaient plus faibles car le montant était décidé par l’artiste lui-même sans aucun intermédiaire et une semaine seulement après le lancement, les bénéfices étaient de 1.5 millions de dollars. Deuxième point: Cette réussite du commerce électronique ‘direct’ dans le milieu de la musique serait une preuve que les majors sont en train de creuser leurs tombes.

D’ailleurs, l’album est licencié sous Creative Commons qui permet de modifier les chansons mais également de les distribuer légalement et gratuitement à tous vos amis en les notifiant bien de qui est l’artiste à l’origine de l’album.

Avec l’aide de nouveaux visionnaires, internet et le commerce électronique semblent être les nouveaux outils qui développent un nouveau modèle économique dans l’industrie musicale.

Infopresse a publié trois questions posées à Brahm Eiley, président de Convergence consulting group concernant les nouveaux défis de la télévision sur Internet.

Alors, quel est le rôle du Web pour les télédiffuseurs?
À court terme, le Web doit être complémentaire de la télé. Il ne pourra pas la remplacer, du moins sur un horizon prévisible. Nous avons calculé que les revenus de la Web télé représentaient 1% de l’ensemble des revenus télé des diffuseurs. D’ici 2011, ce chiffre pourrait monter à 5%. Alors, nous conseillons aux télédiffuseurs de faire du multiplateforme.

Ceci me rappelle donc que j’avais visé juste dans mon 2e post sur mon blog.

Dans un registre proche, le journal du net a publié les stratégies 2007 et perspectives 2008 du marketing sur Internet. Bien que le site internet soit français et que le nombre de répondants ne donne pas une véritable image de la réalité, nous pouvons en retirer certaines tendances plus qu’intéressantes. Tout d’abord, les compagnies ont utilisé le web pour communiquer. La tendance va, à mon avis, aller dans le développement de plateformes relationnelles, car les clients souhaitent aujourd’hui échanger avec les compagnies et ne plus seulement être récepteurs de l’information. Le ecommerce est en dernière position, derrière ce résultat il est possible que les entreprises aient déjà réalisées leurs plateformes, ou bien qu’elles ne voient pas d’intérêts à vendre en ligne. Ici encore, tout dépend du type d’entreprise.

Le graphique qui reste le plus pertinent est à mon avis celui qui concerne l’évolution des leviers de communications entre 2007 et 2008.

Nous pouvons voir que le marketing mobile sera en progression pour 2008. C’est une tendance en nette expansion en France et cela concerne le marketing sur cellulaires. Il faut savoir que le marché du cellulaire en France et au Canada est véritablement différent, il me semble qu’il est très peu probable que cette tendance émerge ici cette année. Par contre, nous pouvons voir que c’est le search marketing ainsi que le marketing sur réseaux sociaux qui seront en plus forte croissance. Il s’agit donc d’aller au devant des utilisateurs et chaque entreprise prends conscience des possibilités qui s’offrent à elles. La question est: Quels réseaux sociaux favoriser ? Facebook est installé plus que jamais mais quels nouveaux outils sauront tirer leurs épingles du jeu ? À mon avis, 2008 sera l’année des réseaux sociaux, nous verrons si les utilisateurs suivront le mouvement et si de nouveaux outils seront utilisés à grandes échelles.

Enfin, le plus grand questionnement concerne toujours l’anticipation des campagnes online sur leurs impacts en magasin. Ma réponse à ça sera qu’un concept, qu’il soit réalisé dans la vie réelle ou sur internet, se mesure. Et l’installation d’une forte image de marque grâce à une campagne sur internet devrait permettre de toute façon d’augmenter les ventes d’un produit. Tout d’abord, si les types stratégies offline le permettent pourquoi pas celles sur internet ? On pourrait tellement croire que les entreprises sont passées à l’ère du multimédia, mais malheureusement de nombreuses craintes subsistent encore.

Social media fatigue ?

avril 7, 2008

La densité des médias sociaux et de leurs applications augmentent le risque, à terme, de créer un véritable ras-le-bol des utilisateurs. Nous connaissons déjà le stress du choix, syndrome de nos sociétés développées. Voici maintenant le stress de l’internaute, syndrome de l’information en temps réel.

Tout voir, tout savoir, quelques soit l’heure, le jour, le moment, l’endroit où l’on se trouve. Twitter n’est pour moi qu’un statut MSN amélioré. En fait, pour dire la vérité, moi qui suis tout de même intéressée par les nouveaux outils du web, je pense que ce type de site Internet ne fera pas long feu. Pourquoi ? La réponse ici. 35 ways to stream your life. 35. Est-ce vraiment sérieux ? Le problème en général de l’innovation est qu’en peu de temps, l’innovation n’en est plus une et les copies se multiplient aussi rapidement qu’une autre nouvelle innovation est en train d’être créée.

Le véritable problème, c’est qu’à force de voir des utilitaires se créer, on finit par ne plus être intéressé. J’avoue qu’il est très difficile de se tenir à jour des tendances, des créations sur internet. Le flot d’information est énorme et si je devais lire tout les blogs potentiellement intéressant et me renseigner sur chaque nouvelle ‘innovation’ sur internet, je risquerai une syncope pour cause de saturation.

Blague à part, la fatigue des utilisateurs face aux médias sociaux est réelle et la possibilité de créer des interfaces qui regrouperaient les différents utilitaires est aujourd’hui une obligation. Des outils comme netvibes deviennent indispensable pour toute personne qui souhaite continuer à se tenir à jour, sans avoir à vivre la complexité d’aller sur plusieurs sites internet à la fois. Et les fils RSS ont véritablement été la première réponse à cette demande de clarté des utilisateurs.

Les médias sociaux réussissent car ils ne ciblent plus les ‘geeks’ mais bien toutes les personnes qui naviguent sur internet. Le problème, c’est qu’au contraire des geeks, ces personnes ne sont ni fidèles, ni à l’affût de toute nouvelle tendance, on pourrait même dire: pas intéressées. Pas intéressées à quoi ? À l’innovation. Vous n’avez qu’à cliquer sur bookmark à droite de mes posts sur mon sidebar. Je parie que vous ne connaissez pas le 1/4 des applications mentionnées. Je parie également que l’utilisateur régulier de Facebook n’en connais pas le 3/4.

En fait, j’ai l’impression que plus l’internet se démarque, plus il semble prendre la voie d’un élitisme social virtuel. Parce que oui, les utilisateurs lambda utilisent les médias sociaux. Mais à un moment donné, ils ne pourront plus suivre et beaucoup de ces sites internet resteront des outils fermés à un petit groupe de passionnés. On peut bien penser que les blogueurs, à l’affut des nouveautés permettront de démocratiser tout ces nouveaux outils, mais la majorité des utilisateurs des médias sociaux sont des gens non pas passionnés, mais juste curieux. Curieux des tendances qui semblent atteindre chaque personne qui les entourent, leurs amis, leurs proches et non pas les connaisseurs du milieu.

Pour résumer: quelque soit l’utilitaire dont on parlera, le pas entre cibler les passionnés et cibler le public généraliste est énorme à réaliser, surtout très long mais encore plus complexe donc avec la multiplicité des outils et de leurs utilités.