Social media fatigue ?
avril 7, 2008
La densité des médias sociaux et de leurs applications augmentent le risque, à terme, de créer un véritable ras-le-bol des utilisateurs. Nous connaissons déjà le stress du choix, syndrome de nos sociétés développées. Voici maintenant le stress de l’internaute, syndrome de l’information en temps réel.
Tout voir, tout savoir, quelques soit l’heure, le jour, le moment, l’endroit où l’on se trouve. Twitter n’est pour moi qu’un statut MSN amélioré. En fait, pour dire la vérité, moi qui suis tout de même intéressée par les nouveaux outils du web, je pense que ce type de site Internet ne fera pas long feu. Pourquoi ? La réponse ici. 35 ways to stream your life. 35. Est-ce vraiment sérieux ? Le problème en général de l’innovation est qu’en peu de temps, l’innovation n’en est plus une et les copies se multiplient aussi rapidement qu’une autre nouvelle innovation est en train d’être créée.
Le véritable problème, c’est qu’à force de voir des utilitaires se créer, on finit par ne plus être intéressé. J’avoue qu’il est très difficile de se tenir à jour des tendances, des créations sur internet. Le flot d’information est énorme et si je devais lire tout les blogs potentiellement intéressant et me renseigner sur chaque nouvelle ‘innovation’ sur internet, je risquerai une syncope pour cause de saturation.
Blague à part, la fatigue des utilisateurs face aux médias sociaux est réelle et la possibilité de créer des interfaces qui regrouperaient les différents utilitaires est aujourd’hui une obligation. Des outils comme netvibes deviennent indispensable pour toute personne qui souhaite continuer à se tenir à jour, sans avoir à vivre la complexité d’aller sur plusieurs sites internet à la fois. Et les fils RSS ont véritablement été la première réponse à cette demande de clarté des utilisateurs.
Les médias sociaux réussissent car ils ne ciblent plus les ‘geeks’ mais bien toutes les personnes qui naviguent sur internet. Le problème, c’est qu’au contraire des geeks, ces personnes ne sont ni fidèles, ni à l’affût de toute nouvelle tendance, on pourrait même dire: pas intéressées. Pas intéressées à quoi ? À l’innovation. Vous n’avez qu’à cliquer sur bookmark à droite de mes posts sur mon sidebar. Je parie que vous ne connaissez pas le 1/4 des applications mentionnées. Je parie également que l’utilisateur régulier de Facebook n’en connais pas le 3/4.
En fait, j’ai l’impression que plus l’internet se démarque, plus il semble prendre la voie d’un élitisme social virtuel. Parce que oui, les utilisateurs lambda utilisent les médias sociaux. Mais à un moment donné, ils ne pourront plus suivre et beaucoup de ces sites internet resteront des outils fermés à un petit groupe de passionnés. On peut bien penser que les blogueurs, à l’affut des nouveautés permettront de démocratiser tout ces nouveaux outils, mais la majorité des utilisateurs des médias sociaux sont des gens non pas passionnés, mais juste curieux. Curieux des tendances qui semblent atteindre chaque personne qui les entourent, leurs amis, leurs proches et non pas les connaisseurs du milieu.
Pour résumer: quelque soit l’utilitaire dont on parlera, le pas entre cibler les passionnés et cibler le public généraliste est énorme à réaliser, surtout très long mais encore plus complexe donc avec la multiplicité des outils et de leurs utilités.
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