Décès peut-être pas, mais en transformation c’est clair. Michelle Blanc a posté un commentaire de Marc Desjardins sur son blog.

C’est une opinion très intéressante qu’il partage et je dois dire que je suis d’accord avec le futur qu’il prévoit. Pour le texte en entier, vous pouvez toujours le lire sur blog de Michelle Blanc, je ne garderai ici que la partie qui m’intéresse le plus sur ce débat:

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Évidemment, tout le monde s’est mis à parler d’Internet comme de la prochaine voie. Tout le monde. Évidemment, les publicitaires, comme les clients et les entrepreneurs, ont vu le Web comme une immense vitrine pour ce qu’ils avaient à vendre. C’est complètement légitime puisque c’est comme ça que la chaîne commerciale capitaliste a toujours fonctionné. On pousse le message, on pousse la vente, on séduit et, si on a bien poussé, on encaisse. C’était un médium de diffusion de plus, et le public le voyait aussi comme ça.

Et puis, il s’est passé quelque chose de tout à fait inattendu. On s’est rendu compte qu’Internet, ça marchait dans les deux sens! On pouvait réaliser le fantasme du téléspectateur qui gueulait, dans les débuts de la télé, contre les acteurs qu’il détestait. Mais, cette fois, on pouvait l’entendre de l’autre côté de l’écran. On a commencé par faire des wet dreams de CRM, de Consumer Relationship Marketing… d’encore pousser un produit au consommateur, mais un par un, de le chatouiller directement et personnellement dans sa chambre à coucher.

Malheureusement pour les pousseux, la masse de l’autre côté de l’écran était beaucoup plus grosse que les agences. Et elle parlait vraiment fort. On pouvait faire comme les Gouvernements et les grands financiers, s’asseoir sur son pouvoir et ne pas écouter ou on pouvait tendre l’oreille. Mais tendre l’oreille et donner la parole, c’est vraiment un changement socio-politique qui demande la foi plus que le sens des affaires.

Internet a démocratisé l’accès à l’information et à sa diffusion. Mais, au fond, il peut être utilisé de la manière qu’on le veut bien. Il y aura toujours des tas de gens qui voudront voir des belles images, des beaux vidéos mais qui n’auront pas envie d’intervenir. Par contre, ceux et celles qui veulent intervenir peuvent le faire.

Mais, ce qui est particulier, c’est qu’Internet est devenu un canal de gratuité démesuré. Tous les intangibles, comme l’information, la connaissance, la découverte, que des entrepreneurs pouvaient vendre autrefois, sont disponibles gratuitement. Ça aussi, ça change la transaction sérieusement. Ce n’est pas une révolution médiatique, c’est une révolution sociale.

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Pour les publicitaire, le recyclage est presque impensable. Comment voulez-vous qu’ils deviennent crédibles et influents alors qu’ils ont passé leur vie à vendre de l’air chaud, de l’hyperbole et de la manipulation? Pourquoi un internaute se raccrocherait à la proposition publicitaire alors qu’il peut connaître les multiples vérités qui se rattachent à un service ou à un produit? C’est impossible.

C’est pourquoi je ne crois pas que les publicitaires pourront se recycler en praticiens du Web efficaces, ça demanderait qu’ils renient tout ce qu’ils ont appris, tout ce qu’il savent faire.

La nouvelle race des communicateurs Web est en train de naître, elle est fondamentalement différente, elle est un peu rebelle, elle sait écouter et dire, découvrir et partager. En plus, elle y prend plaisir, elle a des convictions et des principes. Elle devra faire comprendre au client qu’elle ne peut plus VENDRE son produit. Elle peut accroître sa notoriété en l’associant à des initiatives qui, intrinsèquement, attireront les Internautes mais qui seront indépendantes du produit. On devra contextualiser ce qu’il y a à vendre et permettre à l’auditoire de se faire une idée propre.

Malheureusement, le dialogue personnalisé, l’écoute profonde, c’est très peu rentable pour les produits de consommation de masse. Les coûts reliés à une opération de ce genre deviennent astronomiques avec la croissance d’un auditoire puisqu’il n’y a pas d’économie d’échelle à faire comme pour un message publicitaire qui voit ses coûts baisser en le divisant par ses millions d’auditeurs. La réalité de la rentabilité de nos processus n’est pas encore assez évaluée. Oh, les petites initiatives, les organisations plus sociales profitent de la personnalisation du dialogue. Mais comment voulez-vous que Coca-Cola parle individuellement à chacun de ses millions de consommateurs? Déjà, beaucoup d’initiatives Web 2,0 ont été requestionnées par les clients qui y ont investi des sommes gigantesques qui ne se reflètent pas dans les revenus.

C’est une réflexion qu’on doit faire urgemment si on veut que nos pratiques ne restent pas cantonnées aux niches où nous avons du succès. Évidemment, ça n’arrivera pas demain, mais inévitablement, et surtout en période de crise économique, ça finira par arriver.

Et, parallèlement, je crois que les agences publicitaires sont là pour rester. Il y en aura moins, elles se cantonneront aux plus gros comptes, aux campagnes qui peuvent encore avoir de l’efficacité dans les médias de masse. On finira juste par accepter qu’un publicitaire n’est pas un créateur Web et vice-versa… et on acceptera aussi qu’un blogueur n’est pas un journaliste et qu’un journaliste n’est pas un blogueur… et nous naviguerons professionnellement sur nos planètes parallèles…

Avez-vous déjà visité le site internet de Modernista!? Lancé au mois de mars, le site internet d’une agence de pub de Boston a beaucoup fait parlé de lui. Le concept du non-site a d’ailleurs été repris par Skittles qui présente la marque au travers de Wikipédia, Youtube, Twitter, Flickr. Il est clair que les critiques deviennent par ce biais plus accessibles. En effet, on apprend sur la page twitter de Skittles que les skittles au chocolat ne sont pas fameux ou bien que certains n’apprécient ni les verts ni les jaunes. Cette ouverture à ce qui peut être dit sur internet est appréciable et les consommateurs aiment la transparence que les compagnies semblent embrasser avec l’utilisation des médias sociaux comme plateforme de présentation des marques. Par contre, les médias sociaux sont à mon avis des outils complémentaires et je pense qu’il est tout de même important de garder une présence plus traditionnelle sur internet. Utiliser des plateformes externes a beau être créatif et délivrer un message de rapprochement relationnel vis à vis des consommateurs, trop en utiliser semble donner l’impression que quelqu’un a coupé dans le budget.

Blippr est un mélange de twitter et d’amazon ainsi que d’ilike sauf que ça concerne un peu tout et n’importe quoi. Si vous êtes de ceux qui pensent qu’une bonne opinion est une opinion condensée, ce site est fait pour vous.

Vous choisissez quelque chose, un livre, un jeu, un cd, etc et vous partagez votre opinion à savoir si vous adorez, aimez, n’aimez pas ou détestez votre choix. Vous avez ensuite 160 caractères pour dire pourquoi.

L’internet semble se développer dans la lignée de la réponse extrême. Plus besoin de lire des centaines de posts sur des forums spécialisés, aujourd’hui la réponse à vos questions se trouve en moins de 3 minutes. Certes, les internautes sont des paresseux impatients et ce type de communautés répond à un besoin très présent, mais n’est ce pas annoncer la mort des communautés d’échanges qui existent et perdurent depuis l’explosion des médias sociaux?

Cette fin de semaine avait lieu le Earth Hour. Boston.com présente différents lieux dans le monde avant et après l’heure fatidique. Vous trouverez ici d’autres photos issues du Flickr du site internet du projet. Le symbolisme d’une telle action est apprécié par tous, maintenant il s’agit de réaliser des actions concrètes tous les jours et non seulement une fois par année.

Voici le sujet de la blogosphère cette semaine. Pour ceux qui ne suivent pas l’actualité, il s’agit qu’une personnalité paye quelqu’un pour twitter à sa place. Pour certains, twitter perd donc de tout son intérêt, pour d’autres, il s’agit juste d’un autre moyen de RP et donc il est normal que cela soit parfois pris en charge par d’autres personnes pour faire circuler de l’information. Il s’agit juste de bien notifier que le Twitter est mis à jour par différentes personnes pour ne pas tromper le lecteur.

À quand les entreprises sur Twitter? Nous voyons beaucoup de conseillers marketing, etc twitter sous un compte personnel mais je n’ai pas encore vu de véritables organisations twitter afin de mettre en place de véritables échanges avec leurs consommateurs. Comme je l’ai souligné dans un de mes anciens articles, je ne crois pas vraiment en la possibilité d’instaurer de conversations entre entreprises et clients par ce biais mais il faut croire que tout de même twitter reste une plateforme qui instaure une possibilité de diffuser de l’information et certains ont compris l’importance d’être présents pour répondre aux entreprises qui décideraient de se lancer. Tweetie and the brain est une agence de ‘tweets’ mis en place par des utilisateurs du services spécialisés dans le web social. Ce type de services risque de se développer de façon constante. Surtout avec la nouvelle mise en place du Master spécialisé en médias sociaux offert à l’université de Birmingham qui risque de faire des petits. Bien que le monde n’a pas attendu les universités pour créer des emplois de responsable de médias sociaux.